Euro 2016, grèves, inondations, terrorisme, vers un mois plus tranquille ?

Entre les grèves, les menaces terroristes, la fin des crues, peut-être la France va-t-elle pouvoir, avec l’Euro et le tour de France dans la foulée, passer une période un peu plus calme que ces derniers temps.

Une accalmie nécessaire

Oui, car l’euro 2016 est un enjeu économique pour le pays, d’une part par l’ensemble des acteurs privés et publics impliqués dans l’organisation, mais aussi de par le nombre de touristes qu’il devrait générer. Ce sont des milliers de personnes attendues dans les stades, les Fanzones, qui devraient arriver par les transports. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les dernières actions de la CGT et des grévistes anti loi du Travail ne sont pas là pour renvoyer une image positive de la France. Et la presse étrangère s’en donne à cœur joie.

D’ailleurs, le mouvement est maintenu à la SNCF ce qui a fait dire au Président de la République que « personne ne comprendrait que les trains ou les avions (…) puissent empêcher le bon déroulement (…) du déplacement des spectateurs ». Une nouvelle négociation devra avoir lieu ce lundi, alors que l’on est au 6e jour de mobilisation et 4 jours avant le début de l’Euro. Il faut bien dire que les syndicats sont aujourd’hui en position de force, puisque le temps joue pour eux vis-à-vis. Reste à voir si des compromis acceptables pourront être trouvés.

Menaces contre la sécurité

Compte tenu des menaces terroristes, le dispositif de sécurité mis en place par le gouvernement est sans précédent. Qu’il s’agisse des stades, des villes et des fanzones. Des milliers d’agents de la fonction publique, mais aussi des opérateurs et sociétés de sécurité privés vont se déployer à compter de vendredi pour faire face aux risques multiples que l’ensemble des observateurs impliqués dans la lutte anti terroriste estime comme très importants.

La sécurité de cet événement est un enjeu majeur, car le bon déroulement de l’Euro pourrait aussi être une condition à la sélection de la France pour les prochains Jeux olympiques. Un enjeu aussi pour les forces de police qui sont sollicitées depuis de nombreux mois, avec peu de récupération et des missions de plus en plus multiples. Des forces de l’ordre à bout de souffle pour qui le mois sera loin d’être calme et tranquille.

Juin s’annonce donc sur le fil du rasoir, et on l’espère festif. Il n’est dans l’intérêt de personne que les mouvements sociaux continuent, mais le gouvernement ne devrait pourtant pas accepter n’importe quelle condition. Chacun doit prendre en compte et prendre conscience qu’il y a des enjeux plus importants et à plus long terme, et chacun doit agir donc en conséquence.

image via metronews.fr

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